Résolution Illustration : montage Newsring

Louis-Georges Tin arrête la grève de la faim mais son combat continue

Ils ont mis fin à leur grève de la faim à la suite d'un malaise, mais n'ont pas fini de se battre : le président du comité International Day Against Homophobia and Transphobia (Idaho), Louis-Georges Tin, accompagné de son vice-président, [...]

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Contexte

Louis-Georges Tin arrête la grève de la faim mais son combat continue

Ils ont mis fin à leur grève de la faim à la suite d'un malaise, mais n'ont pas fini de se battre : le président du comité International Day Against Homophobia and Transphobia (Idaho), Louis-Georges Tin, accompagné de son vice-président, Alexandre Marcel, et d'un réfugié ougandais, Usaam Mukwaya, avaient arrêté de s'alimenter depuis le 25 juin. Leur cause : la proposition d'une résolution contre la pénalisation de l'homosexualité à l'Onu.

L'objectif de Louis-Georges Tin, c'est que ce soit la France qui porte cette résolution : «François Hollande nous avait reçus début mai et s'y était engagé, mais aujourd'hui ses collaborateurs nous disent: «c'est trop tôt, il faut attendre». Évidemment, l'urgence, on ne la ressent pas de la même façon si on est à Paris ou en Ouganda, où les homosexuels sont pourchassés.»

Le Quai d'Orsay poursuit une autre stratégie, aussi portée par un certain nombre d'ONG. Dans une lettre, 23 associations internationales affirme qu'il serait bien plus judicieux que ce soit l'Afrique du Sud qui porte ce projet de résolution. Pourquoi ? Parce qu'il ne faut pas que l'Occident ait l'air de vouloir donner des leçons aux pays du sud. L’Afrique du Sud serait plus à même de faire accepter une telle résolution dans le monde non-occidental. D'ailleurs, elle en a déjà fait voter une sur les droits de l'Homme, l'orientation sexuelle et le genre en 2008.

Le co-secrétaire général de l'International Lesbian, Gay, Bisexuel, Trans and Intersex assoociation (Ilga), Renato Sabbadini, explique : «la résolution est actuellement sous la direction de l'Afrique du Sud, c'est elle qui tient les clefs du processus. […] L'Afrique du Sud est en train de parler aux pays africains et d'entretenir le dialogue sur ces questions, notamment à travers des rencontres bilatérales.»

Seulement voilà, pour Louis-Georges Tin, le temps presse, et l'Afrique du Sud tarde trop. L'urgence est d'autant plus grande que les élections se profilent aux États-Unis, dont l'appui sera très important pour que cette résolution soit votée. Un appui qu'un Président républicain ne consentira jamais...

La France doit-elle reprendre l'initiative à l'Afrique du Sud ?

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