Futur scandale sanitaire ? (Photo : The_toe_stubber via Flickr)

Un rapport du Sénat propose d'interdire les cabines de bronzage

Le Sénat s’attaque aux cabines de bronzage. Une mission d'information du Sénat, mise en place après le scandale des prothèses mammaires PIP, préconise en effet d’interdire les lampes à UV hors usage médical, afin d’«éviter un futur scandale [...]

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Contexte

Un rapport du Sénat propose d'interdire les cabines de bronzage

Le Sénat s’attaque aux cabines de bronzage. Une mission d'information du Sénat, mise en place après le scandale des prothèses mammaires PIP, préconise en effet d’interdire les lampes à UV hors usage médical, afin d’«éviter un futur scandale sanitaire».

Présenté jeudi 12 juillet, ce rapport qui porte sur les dispositifs médicaux implantables et les interventions à visée esthétique souligne que «la médecine esthétique souffre d'une réglementation inadaptée sinon existante».

«La mission première des pouvoirs publics est de protéger la santé de nos concitoyens de dangers sanitaires avérés. C’est bien le cas des UV artificiels, en dehors de quelques usages médicaux pour lesquels ils peuvent être prescrits : traitement de certaines formes d’acné ou de psoriasis», précise le texte.

«Les UVA (délivrées par les lampes) sont inefficaces, ils ne préparent pas au bronzage naturel, ne synthétisent pas la vitamine D et leur danger, c'est le mélanome», a martelé lors d'une conférence de presse Bernard Cazeau, le rapporteur PS de la mission d'information.

Cela fait plusieurs années que les instances sanitaires sonnent l’alarme au sujet des dangers du bronzage artificiel. Un Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH) rendu publique par le Ministère de la santé en mai estimait que 4,6 % des cas de mélanomes cutanés, soit 347 cas annuels, sont attribuables à l’utilisation des cabines de bronzage. «Entre 566 et 2 288 décès peuvent être attendus dans les trente prochaines années si les expositions des Français aux cabines UV ne changent pas», écrivait le docteur Mathieu Boniol dans le BEH.

C'est la première fois qu'une mission du Sénat se prononce aussi nettement sur les cabines à UV, dont l'interdiction avait déjà été réclamée en mai dernier par deux membres de l'Académie de médecine, et qui est déjà effective au Brésil. La ministre de la santé Marisol Touraine avait annoncé un durcissement de la réglementation, sans aller jusqu'à l'interdiction.

Les cabines de bronzage sont une activité florissante en France, avec un total estimé à 18.000, tandis que près de 16% de la population française déclarent les fréquenter, selon Chantal Jouanno, présidente UMP de la mission d’information.

Faut-il interdire les cabines de bronzage ?

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