Matérialisme

Après le «peak oil», le «peak stuff» ? Selon une étude récente publiée par Chris Goodall, spécialiste des questions énergétiques et climatiques et candidat aux élections législatives de Grande-Bretagne pour le parti Vert, un «pic des objets» [...]

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Contexte

Après le «peak oil», le «peak stuff» ? Selon une étude récente publiée par Chris Goodall, spécialiste des questions énergétiques et climatiques et candidat aux élections législatives de Grande-Bretagne pour le parti Vert, un «pic des objets» aurait été atteint outre Manche. C'est-à-dire que le nombre d'objets possédés par habitant y serait clairement en baisse depuis 2003, avant même que la crise ne vienne frapper l'économie britannique.

Cet activiste voit dans ces chiffres en baisse le signe que croissance économique et développement durable ne sont pas définitivement incompatibles. Ou, autrement dit, qu'on peut prospérer sans consommer davantage d'objets.

La  notion de «pic des objets» n'est pas sans évoquer la thèse défendue par les partisans de la sobriété heureuse qui font la chasse aux objets. Réduire sa consommation pour ne pas être envahi par les possessions matérielles serait le cheminement éthique vers une existence plus heureuse qui serait tournée vers des valeurs plus simples et essentielles.

C'est également ce que prônent les «freegans» dans les pays anglo-saxons : un mode de vie alternatif visant à réduire le gaspillage généralisé dans notre société en limitant sa consommation au sens large et surtout en recyclant le maximum d'objets. Le site freecycle.org est destiné à mettre en relation ces «personnes qui souhaitent se débarrasser d'objets qui les encombrent avec des personnes qui en ont besoin». Le but : réduire «le consumérisme à outrance», la «production de masse» et «l’impact nocif sur la planète». 

Certains se mettent à vivre avec moins d'objets pour se défaire de leurs pulsions d'accumulation autant que pour protester contre la société de consommation. C'est le cas de Dave, l'auteur du blog «The 100 Thing Challenge», qui s'est lancé un défi en 2008, vivre avec moins de 100 objets par an. Ce défi fut suivi par quelques activistes, comme cette blogueuse, qui explique sur son blog de manière pragmatique comment réduire ses objets au nombre de 72.

Ces initiatives variées témoignent d'une évolution des consciences par rapport à la consommation. Vivrait-on mieux avec moins d'objets ?

Entrer dans le débat

Principaux arguments Non

Photo de Sandrine de Monsabert non
Sandrine de Monsabert chercheur, mère de famille, blogueur, membre d'associations, amie en plus du reste
Oui et non!
Photo de Thierry de Cabarrus non
Thierry de Cabarrus Ancien journaliste, chroniqueur sur Le Plus
Leur prolifération vient de ce qu'ils sont jetables

Principaux arguments Oui

Photo de François Besson oui
François Besson
Certains objets indispensables, d'autres dispensables...
Photo de Guy Capdeville oui
Guy Capdeville insoumis, blogueur/photos-non-retouchees.over-blog.com/
Traverser un désert à pied pour savoir ce dont on a vraiment besoin pour vivre.
Photo de Ariane Hermelin
Orchestré par Ariane Hermelin
Journaliste Newsring