To be or not to be dans l'UE Matt Dunham/AP/SIPA

La place du Royaume-Uni dans l'UE en question

Quitter ou ne pas quitter l'Union européenne ? Dilemme shakespearien pour David Cameron qui a finalement cédé aux eurosceptiques de son camp, en décidant de s'engager à organiser, à l'horizon 2015-2017, un référendum sur le maintien ou non du [...]

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Contexte

La place du Royaume-Uni dans l'UE en question

Quitter ou ne pas quitter l'Union européenne ? Dilemme shakespearien pour David Cameron qui a finalement cédé aux eurosceptiques de son camp, en décidant de s'engager à organiser, à l'horizon 2015-2017, un référendum sur le maintien ou non du Royaume-Uni dans l'Union européenne.

Le premier ministre souhaite ainsi inscrire la nécessité «d'un nouvel arrangement» avec Bruxelles dans le manifeste électoral des conservateurs créé à l'occasion des législatives de 2015. Si le premier ministre est reconduit à son poste à l'issue des élections, la question sera donc posée au peuple britannique. Une décision que le chef de file conservateur préfèrerait éviter, mais qu'il n'hésitera pas à prendre si plusieurs conditions ne sont pas remplies. «Le chef de file conservateur préférerait que son pays demeure au sein de l'édifice européen, mais à deux conditions : que l'UE se réforme, et qu'elle accepte une renégociation de ses liens avec la Grande-Bretagne», précise ainsi Le Monde.

David Cameron est confronté, dans son pays, à la montée en puissance des eurosceptiques de droite comme de gauche. Le 19 octobre 2012, à la sortie d'un Conseil européen à Bruxelles, le leader conservateur avait déjà émis le désir d'«un nouvel accord» qui comporterait une procédure de non-participation sur des problèmes-clé.

Une possibilité qui a le don d'agacer l'ancien président de la Commission européenne, Jacques Delors. Face aux réticences britanniques, l'homme politique français, fervent partisan d'une plus forte intégration politique au sein de l'UEa donc suggéré au Royaume-Uni la possibilité d'en sortir. «Les Britanniques s’intéressent seulement à leurs intérêts économiques», avait-il cinglé, le 28 décembre 2012, dans les colonnes du quotidien économique allemand Handelsblatt. Et d'ajouter montrant du doigt la sortie: «s'ils ne suivent pas la tendance allant vers plus d’intégration dans l’Union européenne, nous pourrions malgré tout rester amis, mais sous une autre forme.»

La place du Royaume-Uni au sein de l'Union européenne est de plus en plus remise en question par la classe politique anglaise. Parmi les plus sceptiques, le travailliste Ed Milliband. En juin 2012, le chef de l'opposition britannique a ainsi dénoncé la prédominance des travailleurs immigrés issus des pays récemment intégrés dans l'Union européenne dans certains secteurs d'activité du pays. 

Pour les plus critiques, l'«'île des eurosceptiques» se préoccuperait aussi d'avantage des intérêts de la "City" que de ceux de l'Union européenne, même si le Royaume-Uni bénéficie de nombreuses dérogations ("opting-out") par rapport aux autres membres de l'Union: rabais sur sa contribution au budget européen, non-soumission à la convention de Schengen, refus de la Charte des Droits Fondamentaux de l'UE.

Le Royaume-Uni est-il un problème pour l'Union européenne ?

Entrer dans le débat

Principaux arguments Non

Photo de Liior de Nagy-Bocsa non
Liior de Nagy-Bocsa Auteur sur le blog http://www.theorie-du-tout.fr
Le Royaume Uni est un trait d'union entre l'UE et les US
Photo de Jonathan Frickert non
Jonathan Frickert Élu étudiant (REI) à l'UHA, militant du SIEL, polémiste et auteur
Un moteur pour faire avancer l'UE dans un sens plus noble

Principaux arguments Oui

Photo de François Duport oui
François Duport un des invisibles
Cameron a raison.
Photo de Patrick Jamet oui
Patrick Jamet retraité, infect démocrate social
Messieurs les Anglais tirez vous en premier