A l'affiche: Les Nouveaux chiens de garde

En 2012, comment se porte le quatrième pouvoir ? A-t-il rompu avec le temps balbutiant de l'ORTF où le ministre de l'Information Alain Peyrefitte venait annoncer en direct la nouvelle formule du journal télévisé ? Et l'indépendance affichée [...]

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Contexte

En 2012, comment se porte le quatrième pouvoir ? A-t-il rompu avec le temps balbutiant de l'ORTF où le ministre de l'Information Alain Peyrefitte venait annoncer en direct la nouvelle formule du journal télévisé ? Et l'indépendance affichée des journalistes a-t-elle rendu caduque la colère du jeune Paul Nizan, qui écrit en 1932 "Les Chiens de garde" pour bouleverser l'ordre établi par les philosophes et écrivains ? 

A en croire les réalisateurs Gilles Balbastre et Yannick Kergoat, la question n'a pas perdu de son acuité. Reprenant le livre de Serge Halimi, Les Nouveaux chiens de garde (1997), ils ont dans le viseur les dîners hebdomadaires du Siècle où se croisent industriels, financiers, politiques et journalistes vedettes. Dans cette adaptation sortie le 11 janvier en salle, ils dénoncent la sous-représentation des penseurs alternatifs, dont les médias barrent la route pour mieux exposer, selon eux, la doxa libérale. Une manière de nier le pluralisme revendiqué par la profession, et dont s'enorgueillissent éditorialistes et directeurs de rédaction. Alain Duhamel, Laurent Joffrin, Christine Ockrent, Nicolas Demorand et les "experts", Michel Godet, Christian de Boissieu, Alain Minc... Tous sont passés à la moulinette d'une critique mordante des collusions entre pouvoir et médias.

Qu'en pensent les principaux intéressés ? « #Télérama avec trompettes pour la promo des "Nouveaux chiens de garde", réchauffé d'une vieille daube #hasbeentv » écrit sur Twitter Jean-Michel Apathie, pourtant absent du film. Sur le site Infolie, Jean-Dominique Merchet, directeur adjoint de Marianne, parle d'une « critique qui est extrêmement idéologique. Donc soit vous adhérez à l’idéologie assez critique de Bourdieu et c’est convaincant. Soit vous n’y adhérez pas, ce qui est mon cas, et vous restez sur votre faim ». Réducteur et inquisiteur aux yeux de certains, ignorant les réalités d'une rédaction, le film a ses détracteurs.

La télévision reproduit-elle la vision du monde des dirigeants mondialisés ou reflète-t-elle le pluralisme des opinions, propre à notre société ?

Entrer dans le débat

Principaux arguments Non

Photo de Eric Mettout non
Eric Mettout
Je n'aime pas le terme "idéologie dominante"
Photo de Jean-Louis Gaillard non
Jean-Louis Gaillard un Gaillard, soucieux de justice et d'environnement . Jurassien Technologue retraité-actif
Un médium est un intermédiaire, qui n'existe que par sa clientèle

Principaux arguments Oui

Photo de Serge Uleski oui
Serge Uleski blogueur-auteur
Aussi longtemps que ce soutien ne dessert pas leur niveau d'audience
Photo de Laurent Poingt oui
Laurent Poingt
Les grands médias unis pour la libéralisation de tout