Des octets dans le poste Photo : Marada via Flickr.

Le gouvernement ne préemptera pas de fréquence radio numérique pour Radio France

La rigueur l'aurait emporté : selon les Échos, l'État aurait décidé de ne pas préempter de fréquences pour les chaînes publiques, Radio France et RFI, ce qui serait tout simplement faire avorter la radio numérique terrestre française (RNT). [...]

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Contexte

Le gouvernement ne préemptera pas de fréquence radio numérique pour Radio France

La rigueur l'aurait emporté : selon les Échos, l'État aurait décidé de ne pas préempter de fréquences pour les chaînes publiques, Radio France et RFI, ce qui serait tout simplement faire avorter la radio numérique terrestre française (RNT). Car sans l'influence de ces stations, jamais le public ne remplacera tous ses postes de radio pour une version numérique, les autres acteurs majeurs du secteur, comme Lagardère, NextRadioTV, NRJ et RTL (qui constituent le Bureau de la radio) ayant déjà jeté l'éponge.

Ce n'est pas encore officiel, car le sort de la RNT devait être scellé le 12 juillet à Matignon, lors d'une réunion interministérielle. Depuis l'information des Échos, aucune décision n'a été rendue publique mais il semble que la facture soit trop lourde, surtout en période de crise. En effet, rien que pour Radio France, la RNT représenterait un surcoût annuel de 30 millions d'euros en plus des 80 millions d'euros actuels que coûtent les émetteurs grandes ondes et ondes moyennes déployés sur tout le territoire.

À quoi sert la RNT ? D'abord, à désengorger les fréquences, actuellement saturées. Elle permet de faire passer le flux de plusieurs radios sur une même fréquence. De plus, elle est constituée d'un flux enrichi : des informations sur les morceaux ou les émissions à l'antenne peuvent par exemple être diffusées. Enfin, il n'y aurait plus qu'une seule fréquence par station de radio dans tout le pays.

Mais la filière est très divisée. Les grands acteurs privés sont plutôt contre la RNT. Ils ont annoncé le jour de la clôture de l'appel d'offres, le 31 mai, qu'ils n'y participeraient pas parce qu'ils redoutent, durant la transition, d'avoir à payer pour une double diffusion (analogique et numérique). Mais surtout, ils estiment cette technologie déjà dépassée car ils croient davantage en l'avenir de la radio via Internet. Et, surprise, les indépendants sont de leur côté. La RNT représente pour eux un investissement que beaucoup auraient du mal à assumer.

Fallait-il abandonner la radio numérique terrestre ?

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Principaux arguments Non

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Philippe Chapot
RNT : c'est le gouvernement qui doit annuler la préemption de Radio France
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Aurélien Terrassier
Comme la télévision, la radio doit passer au numérique il est temps.