Des prix records

Faire le plein n’a jamais coûté aussi cher. Vendredi 17 février, le ministère du Développement durable a confirmé l’envolée des prix de l’essence à la pompe :

  • le super sans plomb 95 a battu son record historique à 1,58 euro en moyenne [...]

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Contexte

Faire le plein n’a jamais coûté aussi cher. Vendredi 17 février, le ministère du Développement durable a confirmé l’envolée des prix de l’essence à la pompe :

  • le super sans plomb 95 a battu son record historique à 1,58 euro en moyenne hebdomadaire
  • le super sans plomb 98 a battu son record historique à 1,62 euro
  • le prix du gazole a progressé à 1,42 euro, se rapprochant de son plus haut annuel

Alors que les automobilistes voient s'approcher la barre fatidique des deux euros le litre, François Hollande s’est prononcé dimanche 19 février à Nantes pour un «blocage des prix de l'essence», par le biais d’une modulation des taxes :

«Il faut avoir une discussion avec les distributeurs d'essence, il n'est pas possible d'avoir une montée du prix telle qu'elle est aujourd'hui. Il faut un blocage temporaire du prix de l'essence lorsqu'il y a une répercussion très rapide de la hausse et une absence de répercussion de la baisse», a-t-il déclaré, en marge des Biennales internationales du spectacle de Nantes.

Le principe que préconise le candidat à l’élection présidentielle est celui de la TIPP (taxe intérieure sur les produits pétroliers) «flottante». Celle-ci consiste à réduire les taxes que perçoit l'État lorsque le prix du pétrole monte, et à les augmenter lorsqu'il baisse. Un principe qui permet de lisser le prix de l'essence sur la durée et empêcher de telles enolées.

«Aujourd'hui, à travers la hausse du prix de l'essence, l'État a des recettes qui augmentent: est-ce qu'il est acceptable (…) qu'au travers de la TVA, l'État gagne des recettes sur les consommateurs qui n'ont pas d'autres moyens que d'utiliser leur voiture pour aller au travail?», a demandé François Hollande.

Or, selon Le Figaro, ce principe extrêmement coûteux a déjà été testé par Lionel Jospin en 2000, avant d’être finalement abandonnée deux ans plus tard, sous la pression européenne.

Sur RTL, lundi 20 février, le ministre de l'Énergie, Éric Besson s’est montré opposé à une telle mesure qu’il juge «totalement inefficace» :

«Pour que le consommateur ait une baisse de deux centimes de l'essence à la pompe, ça coûte un milliard au budget de l'État».

Le gouvernement doit-il intervenir pour plafonner les prix à la pompe ?

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